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Hybrides rechargeables : Un marketting mensonger, des voitures polluantes

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Nous reproduisons ici un communiqué de presse de l’ONG Transports & Environment faisant état de tests sur les SUV hybrides rechargeables qui ont eu le plus de succès en 2020. En effet, les primes à la conversion ont largement servi à acheter des véhicules massifs et clinquants. Une façon bien confortable de ne rien changer à notre rapport  à la voiture et encore moins aux énormes voitures sensées donner du crédit social à celui qui la conduit.

Nous soulignons toutefois, qu’encore une fois, seules les émissions de CO2 sont étudiées. L’ensemble des voitures générations (hybrides, électriques) ne prouvent pas qu’elles n’émettent pas de particules fines, notamment à travers l’abrasion des freins et des pneus. D’autant plus que l’Institut Paul Scherrer a montré que les particules issues des disques et des pneus, sont parmi les plus nocives. Le poids délirants des voitures électriques et des SUV hybrides font donc craindre pire encore…

Les hybrides rechargeables au cœur d’un nouveau scandale d’émissions : des tests révèlent des taux de pollution supérieurs aux annonces officielles

Les ventes de véhicules hybrides rechargeables grimpent en flèche en Europe, mais des tests effectués sur les plus récents modèles confirment qu’ils polluent bien plus que ne l’affirment les constructeurs automobiles – même avec un démarrage à batterie pleine. Lors de tests en conditions réelles, les émissions de CO2 de trois des modèles les plus populaires en 2020 ont dépassé ce qui avait été annoncé, à l’instar des recherches sur d’anciens VEHR [1]. Transport et environnement (T&E), qui a commandé ces tests, estime que les gouvernements doivent mettre fin aux subventions à l’achat et aux généreuses exonérations d’impôts destinées aux hybrides rechargeables, qui alimentent un nouveau scandale lié aux émissions.

À l’occasion de tests effectués par Emissions Analytics, dans des conditions optimales et avec une batterie chargée à plein, la BMW X5, la Volvo XC60 et le Mitsubishi Outlander ont émis entre 28 et 89 % de CO2 de plus que ce qui avait été annoncé. Avec une batterie vide, ils ont émis trois à huit fois plus de CO2 que les valeurs officielles Et lors d’une conduite en mode recharge de batterie, qui pourrait devenir plus courante puisque les conducteurs l’utilisent avant de passer en mode électrique dans les zones à faibles émissions, les chiffres étaient alors trois à douze fois supérieurs.

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D’après les estimations de T&E, une fois que la batterie est à plat, les trois véhicules hybrides rechargeables ne peuvent parcourir que 11 à 23 km en mode thermique avant de dépasser leurs niveaux officiels d’émissions de CO2 par km. Tout le contraire du discours fallacieux des constructeurs automobiles, qui affirment que les VEHR actuellement sur le marché sont adaptés à de longs trajets. En réalité, ils doivent être chargés bien plus souvent que les voitures à batterie électrique, qui sont capables de rouler autour de 300 km avec une seule recharge.

Diane Strauss, Directrice France au sein de T&E, a déclaré : « Les seuils d’émissions affichés par les véhicules hybrides sont trompeurs. Nos tests montrent que, même en conditions optimales, avec une batterie pleine, les voitures polluent plus qu’annoncé. Or en France, les ventes de véhicules hybrides ont continué de progresser, jusqu’à dépasser les ventes de véhicules électriques cet automne. Le gouvernement français doit supprimer au plus vite les aides à l’achat des véhicules hybrides et les incitations fiscales pour les véhicules d’entreprises. »

En septembre 2020, le gouvernement a déjà déboursé 38 millions d’euros en aides à l’achat de véhicules hybrides rechargeables (hors prime à la conversion). Il dépense, par an, 7 millions supplémentaires pour inciter les utilisateurs de véhicules de société à choisir l’hybride rechargeable.

Tandis que les constructeurs automobiles reprochent à leurs clients d’utiliser excessivement le moteur thermique, force est de constater que les modèles de VEHR actuellement sur le marché présentent souvent des défaillances en matière de puissance électrique, d’autonomie et de vitesse de recharge. Par exemple, deux des trois voitures testées, la BMW X5 et la Volvo XC60, ne disposent pas de l’option de chargement rapide. Et même le manuel de l’Outlander mentionne que le moteur thermique est susceptible de se mettre en marche si le système de VEHR est trop chaud ou trop froid, en cas d’accélération rapide, ou si la climatisation est en marche.

La vente de véhicules hybrides rechargeables permet aux constructeurs automobiles de se conformer plus facilement aux normes européennes en matière d’émissions de CO2 des voitures, parce que les VEHR reçoivent actuellement davantage de crédits. T&E estime que l’UE doit mettre fin à cette faille de la réglementation lorsqu’elle reverra les objectifs pour 2025 et 2030 l’année prochaine.

Diane Strauss conclut : « Le véhicule hybride rechargeable est une chimère. La majorité des VEHR est juste mal conçue. Ils ont des moteurs électriques faibles, des moteurs thermiques volumineux et polluants, et se chargent généralement lentement. Les constructeurs français doivent éviter de s’engouffrer dans ce prochain scandale d’émissions et se focaliser sur une réelle avancée pour le climat: la voiture électrique. »

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[1] L’ICCT a analysé des bases de données jusqu’en 2019, et en a conclu que les émissions de CO2 en conditions réelles des hybrides rechargeables étaient généralement de deux à quatre fois plus élevées que les mesures communiquées lors de leur processus d’approbation.
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